TEMPLE
YVERDON – LES – BAINS
Mercredi 24 juin 2026 à 18h30 – Entrée Libre
Présenté par les étudiants de l’HEMU – Haute École de Musique en association avec la Fondation Alfred et Lucette Tonetti.
Léa MARTIN (*)
Aymerick DANTON (**)
Rachel FARRÉ (***)
James PEDERSEN (****)
Angelina NATAL (*****)
PROGRAMME
Livre I
Evocación (*)
El Puerto (*)
Corpus Christi en Sevilla (**)
Livre II
Rondeña (**)
Almería (**)
Triana (**)
Livre III
El Albaicín (***)
El Polo (***)
Lavapiés (****)
Livre IV
Málaga (****)
Jerez (*****)
Eritaña (****)
Durée – 1h30 sans entracte
À propos d’Iberia
Isaac Albéniz (1860-1909) conçut Iberia à une époque où sa santé commençait déjà à décliner, loin de l’Espagne qu’il ne reverrait pas. Il s’agissait pour lui de répondre à deux questions : comment écrire une oeuvre qui honore les grands maîtres français qui l’avaient si profondément marqué, et comment chanter une Espagne mythique perdue à jamais.
Composée entre 1905 et 1909, la suite est souvent considérée comme l’un des sommets absolus du répertoire pianistique. Répartie en quatre cahiers de trois pièces chacun, cette vaste fresque transpose au piano les paysages, les rythmes et les atmosphères de différentes régions d’Espagne, principalement andalouses. Par la richesse de son écriture, la complexité de ses textures et l’ampleur de sa conception, l’oeuvre dépasse le simple évocatif pour atteindre une véritable dimension monumentale.
Elle fut saluée par Debussy et Messiaen, qui déclara : “Iberia est une merveille pour le piano ; elle figure peut-être parmi les plus brillantes pièces pour le roi des instruments”. La difficulté d’Iberia est devenue légendaire. Albéniz y repousse les limites techniques de l’instrument : superpositions de plans sonores, polyrythmies, densité harmonique, virtuosité continue. Mais au-delà de l’exigence pianistique, c’est l’inventivité du langage qui marque durablement : un équilibre singulier entre tradition populaire espagnole et modernité harmonique du début du XXe siècle. La durée totale d’Iberia est d’environ 80 à 90 minutes. Mais l’intégrale n’est que très rarement donnée en un seul récital.
<< Le choix de cette œuvre s’inscrit dans une passion ancienne pour la musique espagnole, et pour Albéniz en particulier.
La découverte d’El Albaicín, interprété dans le cadre de mon DEM de piano, a constitué un point de départ décisif. Mon professeur Thierry Huillet, en me proposant ce morceau, m’avait alors dit : “C’est le genre de musique dont on tombe amoureux, tu verras…” De cette découverte est née l’idée de donner Iberia dans son intégralité.
La dimension et la complexité de ce titan ne me permettant pas encore de le maîtriser seul, c’est ainsi que quatre autres étudiants en piano de la Haute École de Musique de Lausanne se sont associés à mon projet, afin de partager à plusieurs l’exigence de cette œuvre.
Si présenter Iberia dans son ensemble permet de saisir l’architecture globale de cette suite ; l’entendre interprétée par plusieurs pianistes rajoute une dimension particulière : vous pourrez apprécier les différentes approches de nos cinq jeux singuliers, dessinnant à leur façon les paysages qu’Albéniz a esquissés il y a maintenant plus d’un siècle >>



